Lettre ouverte à la FNA – Liens entre toxines de stockage et cirrhose

LETTRE OUVERTE à la Fédération du Négoce Agricole

Courrier envoyé le 27 Novembre 2018

Fédération du Négoce Agricole

Monsieur le Président Antoine PISSIER

77 Rue Rambuteau

75001 Paris

Référence : Alerte sanitaire climatique du 9 Juin 2017

Monsieur le Président,

Je me permets de vous envoyer ce courrier pour attirer votre attention sur le sujet des toxines produites durant le stockage des céréales et des oléagineux.

J’ai fait le lien entre les fréquentes bioinstabilités mesurées dans les cellules et la cirrhose non-alcoolique (NASH en anglais). Cette maladie est donc induite par des toxines de stockage.

Cette situation est liée au fait que les Organismes Stockeurs ne respectent pas l’Etat de l’Art.

Les lectures de ce courrier et de la lettre au Président de l’Union Européenne, en pièce jointe, vous donneront les principaux éléments.

Dans cette dernière, je fixe un délai de réponse. La date limite est le 15 Janvier 2019. J’indique clairement que si aucun budget n‘est mis en place à cette date, alors je consacrerai mon temps à la défense des malades de cette pandémie. Cela impliquera la mise en cause évidente des Organismes Stockeurs et de l’Union Européenne.

C’est donc un challenge à relever. Votre organisation ou vos adhérents peuvent y participer, si cela est désiré. Je vous propose, ci-dessous, les principaux éléments de ce dossier.

De quoi parle-t-on ?

Cela fait 33 ans que je travaille à comprendre les conséquences des instabilités biologiques enregistrées dans les silos de stockage des céréales, oléagineux et protéagineux.

Cette démarche a commencé en alimentation animale. Elle a été initiée lorsque j’ai constaté, plusieurs fois, la mort inexpliquée d’animaux.

Quel est l’Etat de l’Art en matière de stockage ?

Il est connu depuis plus de 40 ans. Je m’y suis formé. J’ai notamment suivi une formation sur « l’état thermodynamique de l’eau dans les aliments ». Durant cette formation, il m’a été expliqué, comme à tout Ingénieur agro, que l’activité de l’eau (notée « Aw ») est le paramètre principal. Ensuite vient la température (notée « T »).

L’Etat de l’Art m’a été enseigné il y a 33 ans. Il est connu depuis plus de 40 ans !

Il existe des toxines inconnues qui ciblent le foie :

Depuis plus de 20 ans, j’ai compris que les toxines produites par les instabilités ciblaient tout particulièrement le foie. Il n’y a pas que l’Aflatoxine B1 ou l’Ochratoxine A. D’autres toxines dangereuses sont présentes.

J’ai une base de données unique en son genre :

Depuis 2004, j’ai la chance d’avoir équipé et de suivre deux millions de tonnes de stockages avec la technologie ECCLOR. Celle-ci contrôle la biostabilité par le mesurage du couple [Aw, T]. Cette approche est conforme à l’Etat de l’Art.

Les résultats des mesurages ont montré que la grande majorité des silos est bioinstable. Cette expérience a aussi montré que maintenir des denrées stables est difficile et les silos peu adaptés.

Beaucoup d’Organismes Stockeurs ont équipé des silos :

Ils ont découvert que conserver des produits d’une manière biostable était compliqué. Devant les difficultés, la plupart se sont progressivement arrêtés.

Les données indiquent clairement que la majorité des silos sont bioinstables :

Nous avons donc constaté des instabilités très fréquentes. Malgré ces instabilités, les produits restent « Sains, loyaux et marchands » au sens du règlement EU N° 1881/2006.

La norme européenne ne se base pas sur l’Etat de l’Art :

Le respect de la norme européenne n’implique pas le respect de l’Etat de l’Art en matière conservation des céréales et oléagineux. Cette situation est surprenante et a des conséquences graves sur les produits. C’est clairement un bogue.

Un dossier à été présenté deux fois à l’Union Européenne :

Pour comprendre les enjeux, nous avons travaillé sur les problématiques fongiques (moisissures et levures). Les dossiers « MycoScore I, puis II » présentés à l’Union Européenne en témoignent.

Une multitude de toxines :

La lecture des courbes enregistrées dans les cellules, nous a invité à comprendre que les fermentations génèrent le plus de problèmes. Nous avons alors découvert toute une série de toxines appelées « Killer-Toxins ». Celles-ci sont le reflet de l’activité concurrentielle des levures au moment du démarrage des fermentations. Ces toxines peuvent être utilisées comme des traceurs de ces bioinstabilités durant le stockage.

Nous avons aussi découvert que des mycotoxines « champs » peuvent être produites durant le stockage.

Les bioinstabilités mesurées nous ont conduit à conclure que deux toxines inconnues attaquent le foie des consommateurs :

Au fur et à mesure des études faites, nous avons découvert que l’Aflatoxine B1 n’était pas la seule toxine à attaquer le foie. L’Ochratoxine A le fait aussi. Le cocktail Aflatoxine B1 et Ochratoxine A est tout particulièrement « efficace ».

Mais une multitude d’autres toxines est aussi présente. Deux questions sont apparues :

  • La quantité et le nombre de ces toxines : les populations sont-elles suffisantes pour être nuisibles à l’Homme ?
  • Quelles maladies induisent elles pour l’Homme ?

L’annexe du courrier à Monsieur le Président Jean-Claude Juncker précise des éléments.

J’ai aussi fait un rapport précis et détaillé à destination de Monsieur le Président Emmanuel Macron sur ces problématiques. Il est disponible sur demande.

Les bioinstabilités conduisent à la production de deux toxines qui provoquent la cirrhose (NASH en anglais) :

Nous avons perdu énormément de temps à vouloir lever des fonds pour prouver que ces toxines existaient et qu’elles attaquaient le foie. Les toxines sont appelées « OTV » et « AFV ».

Au final, nous avons mis cela en évidence avec des spécialistes de médecines ancestrales chinoises. Cela peut faire sourire les idiots. Mais je vous prie de croire que les médecins prennent ces médecines très au sérieux.

La conclusion est sans appel :

Il existe deux toxines que nous retrouvons dans l’alimentation. Les spécialistes, avec lesquels nous travaillons, ont créé deux tests que nous avons appelés « ClaiRe ». Ces procédures permettent de trier les aliments afin de ne consommer aucune de ces deux toxines.

Je demande aux autorités l’application stricte de l’Etat de l’Art pour éradiquer ces toxines :

Il ne fait aucun doute que nous pouvons éradiquer ces toxines si les produits agricoles sont stockés dans des conditions biostables. Il faut donc mettre en place les moyens pour se faire, former les personnels, modifier les silos, changer les procédures et mettre à jour les normes européennes.

Bref, faire ce qui aurait du être fait depuis 40 ans.  

J’ai défini une date butoir :

Elle est fixée au mardi 15 Janvier 2019. A cette date, les premiers budgets doivent être en place. Les premiers fonds utilisables doivent être versés. En effet, j’estime que les 19 mois, qui se seront écoulés depuis mon alerte sanitaire du 6 Juin 2017, sont suffisants.

Ces fonds doivent servir à développer et mettre en place les solutions :

Le montant doit être significatif pour permettre de mettre une équipe en place. Il s’agit de mettre en œuvre une transition vers l’application de l’Etat de l’Art. Nous savons, par l’expérience, que cela ne sera pas simple pour les Organismes Stockeurs. Beaucoup de choses sont à changer.

Si, à la date du mardi 15 Janvier 2019, rien de significatif n’est mis en place, alors je me mettrai au service des malades de la stéatose hépatique et de la cirrhose.

Je leur apporterai tous les éléments qui permettront de prouver que ces maladies viennent du fait que les Organismes Stockeurs ne suivent pas l’Etat de l’Art en matière de conservation de produits à humidité intermédiaire.

Quel risque pour les Organismes Stockeurs ?

La responsabilité de la mauvaise conservation est liée au non-respect de l’Etat de l’Art. Le lien de cause à effet est évident sur le plan scientifique. La responsabilité des Organismes Stockeurs sera donc mise en cause sur les plans pénal et civil.

Vous pouvez faire confirmer ce point par un juriste : Ne pas respecter l’Etat de l’Art est « suicidaire » juridiquement.

Quel risque pour l’Union Européenne ?

La responsabilité de l’EFSA est évidente. Celle de la Commission aussi. Comment peut on imaginer que des êtres responsables aient voté une réglementation qui ne s’appuie pas sur l’Etat de l’Art ? Mais, compte tenu de la structure de l’Union Européenne, les choses seront compliquées.

Quel risque pour les Etats ?

Chaque Etat à la responsabilité d’appliquer les règlements EU. Je ne sais pas ce que cela implique quand les règlements sont inconsistants et antéscientifiques.

L’ampleur de la contamination alimentaire :

Les chiffres en ma possession et ceux estimés sur des bases sérieuses montrent une forte croissance de la contamination en « AFV ». C’est la toxine la plus dangereuse. Elle est présente dans les huiles, le lait et tous les produits qui contiennent ces substances. Elle vient essentiellement du colza, du tournesol et du soja français. La croissance de la contamination des huiles et des laits et donc liée à l’augmentation de la production des tourteaux. La production des biocarburants, comme le diester, augmente donc la contamination en « AFV » des aliments. Ce lien fait aussi apparaître que cette contamination est récente.

Une contamination en augmentation :

Ce qui est inquiétant est que cette contamination est actuellement en forte croissance. A titre d’illustration : Les laits « bio » étaient tous « Bons » pour la santé du consommateur au test « ClaiRe ». Depuis quelques jours ils sont tous devenus « Mauvais ». Je n’ai pas encore d’information sur les causes de ce changement. Mais beaucoup de produits « basculent » de « Bons » à « Mauvais » en ce moment sur les étals des hypermarchés.

L’ampleur de l’épidémie :

1/3 des européens sont déjà atteints de la « NASH ». En France de l’ordre de 1,5% de la population est en « cirrhose déclarée ».

En conclusion :

Si vous ne réagissez pas maintenant, vous allez avoir contre vous potentiellement 1/3 de la population européenne et un peu moins pour le reste de la population mondiale. Suivant les spécialistes, la population malade de la NASH est en croissance de 5,25% par an.

Tout cela va, bien sûr, prendre du temps. Mais la mise en cause des Organismes Stockeur sera évidente à faire. Pour cela, il suffira de faire des prélèvements pour chercher les « Killer-Toxins » et ainsi prouver que les silos sont bioinstables. C’est scientifiquement exact et imparable !

Je vous souhaite du courage pour affronter ce processus de dégradation de l’image des céréales et des oléagineux. Il en faudra aussi pour gérer toutes les conséquences désastreuses induites.

Le plus simple aurait été de travailler ensemble, comme je l’indiquais par courrier, il y a un an, à certains de vos membres.

Pour terminer :

Je doute maintenant de votre lucidité collective. Quand on est Ingénier Agro, et il y en a beaucoup chez vous, comment peut on imaginer que stocker des denrées « n’importe comment » peut être sans conséquence ?

Il se trouve que cela provoque, notamment, une maladie sans symptôme comme la stéatose hépatique. Mais cette pathologie finit en cirrhose et lorsque l’on comprend cela, il est trop tard. C’est devenu irréversible.

Ce flux de toxines incontrôlé induit aussi d’autres maladies. Je commence à comprendre certains phénomènes intestinaux qui sont à lier au cycle de Krebs.

Le scénario que je privilégie est une dernière tentative pour « gagner du temps ». Je pense donc n’avoir aucune réponse pour le 15 Janvier 2019. Sur le fond, et si l’on compare cela à un jeu d’échec, je vous prie de croire que les Organismes Stockeurs et l’Union Européenne sont déjà « échec et mat » depuis longtemps ! La mise en place de l’Etat de l’Art eut été la stratégie gagnante…

N’oublions pas que, dans tous les cas, c’est la maladie qui aura le dernier mot. Ce ne sera pas vous ni moi !

 

Je vous informe que la présente sera confiée en séquestre au cabinet parisien GENESIS.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Le Président, l’expression de mes respectueuses salutations.

Monsieur Eric VERHEECKE

Ingénieur Arts et Métiers & MBA holder

 

PJ : Futur courrier à Monsieur le Président de la Commission Européenne et ses annexes

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